riad abdou

MARRAKECH

Marrakech, cité impériale, est la 2ème ville du Maroc après Casablanca mais c'est toujours la métropole du grand sud . Elle fut fondée au llème siécle et tout au long de son histoire, eIle recherchera l'ascétisme prêché par ses créateurs. Ce n'est pas par hasard si cette ville close de la couleur des sables, surmontée par la muraille gigantesque de l'Atlas, est symbolisée par la puissante et sobre Koutoubia.
Son plan du 12éme s. simple et logique où la Kasbah côtoie les quartiers commerçants prévaut toujours. Pourtant, aucune autre ville au Maroc n'a été aussi mutilée: chaque dynastie, en prenant le pouvoir, faisait œuvre purificatrice et détruisait les palais somptueux issus du raffinement hispano-mauresque du plus grand empire musulman d'occident. Aujourd'hui, l'humble pierre tombale du fondateur Youssef Ben Tachfine la froide austérité des tombeaux saadiens nous laissent méditatifs.

La plus méridionale cité d'Afrique du Nord a toujours été un noeud d'échanges entre le Sahara, l'Atlas, les Plaines atlantiques et elle ne put résister aux influences des populations qu'elle attira. Malgré les métissages entre populations noires haratines, arabes et juives, elle gardera son fond berbère, ce qui lui donne son exubérance et son conservatisme: Jamaa El Fna n'est-elle pas le centre géographique et le «coeur» de la cité actuelle? La «place folle» d'où divergent toutes les artères et où la vie ne s'arrête qu'au petit matin .

On y danse, on y joue, on y raconte des histoires, on s'y défoule que l'on soit blédard ou hippie, la laideur et la pauvreté font ici partie de l'originalité. Partir de cette place vers les ruelles - labyrinthes ou vers les larges avenues du guéliz, c'est découvrir une infinité de couleurs: des plus clinquants tape-à-l'oeil des bazards aux plus délicats beiges-rosés de ses constructions, c'est respirer les odeurs répulsives de ses peaux en train d'être tannées et les subtiles senteurs de sa cité-jardin . L'atmosphère est parfois collante, parfois vaporeuse. A tous moments, la ville sollicite et quand on s'y promène on ne peut échapper à sa dualité: l'excès et la rigueur.



LA KOUTOUBIA: «beauté et grandeur»
Les Almohades furent des bâtisseurs infatigables: la Kasbah', les Agdals les citernes; mais leur chef d'oeuvre fût incontestablement les trois grandes mosquées de l'E'mpire: Koutoubia, Giralda,Tour-Hassan. La mosquée des librairies fut ainsi appelée parce qu'on y vendait livres et manuscrits dans une rue avoisinante. Elle fut élevée sur l'emplacement du palais des Almoravides entre 1158 et 1199 et se place parmi les plus grandes mosquées de l'occident musulman avec 16 nefs parallèles et une nef centrale plus large. Sa décoration intérieure est particulièrement riche.De quelque côté que l'on aperçoive son minaret, on reste saisi par sa beauté, ses lignes pures s'implantent harmonieusement dans la médina et se détachent sur la masse du Haut Atlas situé à 60 km dans le sud. Cette tour haute de 71 m est monumentale, pourtant elle garde une grande simplicité grâce à la relation (largeur-hauteur ) de 1 à 5 adoptée. Ses moellons de grés du guéliz sont recouverts par un revêtement de chaux et de plâtre quelquefois peint dans sa partie supérieure, la décoration très légère varie sur chaque face «nulle part mieux qu'à la Koutoubia ne se révèle l'ampleur et la volontaire sobriété de l'art des Almohades». Il n'y a pas d'escalier mais une rampe et 6 étages de chambres superposées.

L'APPROCHE DE LA VILLE: « LE KSAR »
II y a 9 siècles, Marrakech n'était qu'une plaine immense et aride Les envahisseurs venus de Mauritanie: Youssef-Ben-Tachfme puis AH-Ben-Youssef en firent la capitale «vaste et aérée» d'un empire qui s'étendait du Tafilalet à l'Ebre et de l'Atlantique à Alger. Pour la protéger des incursions montagnardes, une gigantesque muraille haute de 5m et épaisse de 2m fut élevée de juin 1126 à févier 1127 avec la collaboration de la population. Cette enceinte sortie d'un seul jet fut souvent remaniée. Elle fut percée d'énormes portes à passages coudés qui rivalisent de beauté avec celles de Rabat. BAD-AGNAOU construite en 1150 inspire la force com -me la porte des Oudai'as, pourtant elle n'avait qu'un rôle décoratif, elle permettait le passage vers la Kasbah almohade et exposait les têtes de rebelles. Au contraire, la porte BAB ER-ROBB avec ses 3 coudes, jouait un rôle de contrôle et de défensede la Kasbah. De la porte DEBBARH on peut avoir une vue d'ensemble sur le quartier des tanneurs. Les Almohades puis les Saadiens agrandirent la ville et y inclurent de nombreux espaces verts.
LA KASBAH: « Le noyau de la cité »
Les réformateurs almohades venus du Haut Atlas occidental prirent Marrakech en 1147. Ils détruisirent ses palais et ses mosquées car ils jugaient qu'elles étaient trop hispanisées. Pourtant avec leur nouvelle dignité de calife et leur empire agrandi, cette dynastie «n'eut pas le courage de se passer de beauté» et c'est par elle que la civilisation musulmane d'Espagne se répandit en Afrique du Nord penseurs et philosophes andalous tels Ibn Tofayl et Averroes,architecture qui fixera la forme des minarets du Maghreb, Construction de vastes villes. Au 12e sièle, le fils d'Abd-El-Moumen: Youssef entrepritt la construction de la Kasbah qui sera achevée par son succèsseur Yacoub El-Mansour le premier et le plus parfait exemple de cité d'empire du Maroc au Nord, la ville militaire, au Sud, la ville administrative, à l'Est les palais et les jardins. Fés s'inspirera de ce plan. I1 ne subsiste que peu de choses de la Kasbah, aimohade car les Mérinides qui avaient choisi Fés comme capitale utilisèrent ses matériaux, les Saadiens la transformèrent pour édifier le palais EL BADI et les Alaouites y construisirent des palais. Seul le minaret de brique et de faiences vertes de la mosquée Yacoub-El-Man-sour nous est parvenu, et il inspirera de nombreux artistes aux siècles suivants.

LA PLACE JAMAA EL FNA. «Tout s'y dit, tout s'y voit, tout s'y montre»
Jamaa El Fna fait le trait d'union entre les différentes parties de la médina, c'est la cour des miracles, l'ancienne place de grève de Marrakech, où se tient le plus hétéroclite des marchés: herbes médicinales, amulettes, fruits, beignets, sacoches. C'est un champ de foire avec attractions: acrobates, danseurs, charmeurs de serpents, Ai'ssaoua. Toutes les rues, les parcs, viennent vers cette place.

LES SOUKS: «Un marché pour campagnards»
A priori, le quartier des souks semble désordonné, en réalité toutes ses artères divergent vers les portes de l'enceinte. Cet ensemble est étendu et comprend tous les anciens métiers de l'Espagne musulmane, en particulier le travail du cuir, des fibres végétales, du bois.
Le souk Smata (des babouchiers) est celui qui a su garder le plus de caractère, il rapelle le moyen-âge avec ses ruelles tortueuses et son caniveau central

LES TOMBEAUX SAADIENS: «Palai» lumineux de l'éternel repoli»
Au 16e s. avec les Saadiens, Marrakech va connaître une brève renaissance et reprendre momentanément son titre de capitale. El-Mansour-Ed-Dahbi va profiter de ses richesses acquises lors de sa conquête du Soudan pour embellir sa capitale. Au pied de la mosquée de la Kasbah, il fera construire une nécropole que Moulay-Ismafl n'osera pas détruire mais rendra invisible par une haute muraille. L'art hispano-mauresque a perdu ici sa pureté almohade et la décoration est souvent sèche. Les ornements en stuc, les parois en mosaïque, les plafonds dorés en bois de cèdre contrastent avec la nudité des tombeaux posés directement sur le dallage.
LES FONTAINES : Bois et Regarde
Les Saadiens surent aussi donner de la grandeur aux simples fontaines de la médina: parmi les plus remarquables «Chrob ou Chouf» qui est recouverte d'un profond auvent à stalactites, la fontaine de la Mosquée Moassine qui est très imposante, avec ses quatre bassins dont l'un est réservé aux habitants et trois autres aux animaux Sa décoration de stuc et de cèdre est recherchée. Les fontaines donneront l'unité architecturale à la ville.
LA MEDERSA BEN YOUSSEF: «Un lieu de méditation» Son nom est dû à sa proximité de la mosquée Ben - Youssef mais en réalité elle fut construite par le Saadien Moulay-Abdellah aux environs de 1564. Elle est d'inspiration mérinide et resemble aux mèdersas de Fés. C'était la plus grande du Maghreb mais ses proportions restent équilibrées. On est surpris par la silence qui y règne alors qu'on est en pleine médina. Dans le vestibule d'entrée, une cuve à ablutions est curieusement décorée de motifs floraux et animaux, elle proviendrait de Curdour.
LE PALAIS DE LA BAHIA : «La grande demeure»
Ce n'est qu'avec Sidi-Mohammed-Ben-Abdellah au 19e siècle que la dynastie alaouite s'intéressa à la ville.Le palais de la Bahia fut construit par le vizir Ba-Ahmed des souverains Moulay-El-Hassan et Moulay-Abdelaziz. Il a été conçu en plusieurs fois d'où l'absence de plan d'ensemble. Sa salle d'honneur et sa cour de marbre ne manquent pas d'intérêt . Son jardin à la végétation abondante est divisé par des allées pavées de marbre et de mosaïque.

LES JARDINS: «Marrakech est espace»
Dés la création de Marrakech, les sultans ont voulu s'entourer de jardins.
Déjà les Almoravides avaient créé un grand parc à l'emplacement de la Kasba Almohad. par la suite, les Almohades ont repus la tradition hispanique de mêler pavillons et vergers.

LA MENARA: «paysage de perfection et de sérénité» moins vaste que l'Aguedal, également créé par les Almohades puis reaménagé par Moulay-Abderrahmane, c'est un enclos surtout planté d'oliviers.
Son pavillon d'origine saadiienne avec sa verte toiture pyramidale inspire la gaité. Il se reflète dans un bassin carré entouré d'un chenal. C'était le parc aux biches du Sultan Moulay-Abderrahma

JARDIN MAJORELLE; comporte une très remarquable collectio de cactées et de très nombreux oiseaux.

   
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